Sortie prévue le 27 août sur PS3, Xbox 360 et PC.
S’il a longtemps été le seul émule de Gran Theft Auto à pouvoir soutenir la comparaison avec son modèle, Mafia le doit avant tout à son atmosphère particulière, baignée dans l’Amérique des années 30. Ce second opus parviendra-t-il à renouveler pareil voyage dans le temps ?
Empire Bay, tel est le théâtre de Mafia 2. Une cité moins fictive que son nom le laisse supposer, les lieux s’inspirant ouvertement de New York, avec une touche de Chicago de rigueur compte tenu du thème. Entre les grattes ciels, les docks et les immenses ponts pour relier ces terres d’emblée accessibles en totalité, rien d’étonnant à ce que cette ville ait un petit air de « familia »… L’enjeu reste évidemment de nous immerger dans cette mégalopole rétro. Une crédibilité qui passe par la présence de nombreux détails, à commencer par l’architecture. Devantures des échoppes, monuments reconnaissables, métro aérien traçant, ce décor tour à tour gorgé de soleil ou noyé dans la pénombre retranscrit à merveille l’ambiance de l’époque. Cela se traduit aussi par des paysages urbains riches et variés, à la fois en terme de reliefs que des identités affirmées des quartiers. Certes moins étendu que dans Lost Heaven (la ville de Mafia), le coin rural de la périphérie reflète ainsi le bétonnage progressif des campagnes, avec quelques allées boueuses qui échappent encore à l’asphalte. A propos d’évolution galopante, Mafia 2 s’étale sur deux décennies ou presque.
The Times they are a-changin
Par conséquent les temps changent (au singulier comme au pluriel) au fil de ces aventures, un phénomène matérialisé par l’apparition de nouveaux véhicules dans les rues. Surtout l’humeur d’Empire Bay se modifie profondément selon la période, entre les jours sombres suivant la Seconde Guerre Mondiale et le ton plus festif des années 50. Ce que l’on constate également à travers la décoration des intérieurs, qui tient généreusement compte des tendances en vigueur. Les nostalgique de l’Art Déco apprécieront... Des machines « dernier cri » font aussi irruption dans les salons, prélude au confort moderne, tout spécialement les radios. Avec l’avènement des ondes et l’émergence du rock’n roll, la musique constitue un élément essentiel de l’authenticité de cet univers et y jouerait un rôle presque prépondérant. Il faut dire que la liste des morceaux comporte des noms aussi prestigieux que Ray Charles (I got a Woman) ou John Lee Hooker (Boom Boom), diffusés à mesure que les années s’écoulent. Des mélodies dont on peut se délecter au volant des voitures, l’autoradio étant devenu monnaie courante…
La bonne vieille mécanique ?
Voilà qui nous mène à un autre acteur majeur de Mafia 2, l’automobile. Plus besoin d’apprendre à les crocheter une à une dans cette seconde itération, il suffit d’un bon coup de coude dans la vitre pour monter à bord. Par contre le réalisme s’avère toujours de mise, qu’il s’agisse de la modélisation des formes galbées de nos carrosses ou de leur conduite. Deux modes sont d’ailleurs proposés, l’un s’appuyant scrupuleusement sur le comportement de savonnette asthmatique de ces vieux tacots, tandis que le second facilite grandement les choses. Dans les deux cas chaque véhicule dispose de ses propres caractéristiques, de sorte que l’on apprécie l’arrivée de bolides plus puissants grâce aux progrès de motorisation. Attention à garder un œil sur le compteur, car la police veille à ce que les limitations de vitesse soient rigoureusement respectées. Mieux vaut donc arpenter sagement les avenues d’Empire Bay, faute de quoi les forces de l’ordre ne tarderont pas à lancer des courses poursuites, plus ou moins virulentes en fonction de la gravité de l’infraction. Si l’on venait à être rattrapé, il est possible de soudoyer les agents. Une méthode prudente, sachant que l’alternative qui consiste à résister s’avère coûteuse en vestons à faire repriser, tout troués du coup. A moins d’aller s’offrir des vêtements flambant neufs chez le marchand, histoire de rester à la mode. Cependant une tenue s’imposera rapidement d’elle-même, celle de mafioso, dans la peau de Vito Scaletta…

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