Preview Mass Effect 2
Auteur : Yann
ELECTRONIC ARTS
Action-Combat
28/01/2010
Sortie prévue le 28 janvier 2010 sur Xbox 360 et PC
Si Mass Effect a tout simplement réinventé l’action-RPG intersidéral, l’oeuvre de Bioware ne nous a tout de même pas encore offert un espace aussi infini que prévu. Peut-être pour ce second opus ?
Commençons par le commencement, c'est-à-dire le scénario, qui reste la pierre angulaire de Mass Effect 2. Soyez-en prévenus, ce paragraphe risque de gâcher un peu le plaisir de la découverte. Après, c’est à vous de choisir : Passer directement au second paragraphe ? Ou dévorer goulûment ces informations croustillantes ? Ces questions ne sont pas là au hasard, puisque vous l’avez deviné, les fameuses interrogations à choix multiples et aux multiples conséquences sur le déroulement de l’aventure font toujours partie du voyage, Bioware oblige. Mass Effect premier du nom nous avait décroché la mâchoire à l’époque, grâce à des expressions faciales et une synchronisation labiale très en avance sur leur temps. Un souci du détail encore plus méticuleux dans Mass Effect 2, étoffé d’un subtil jeu de caméras dynamiques, de telle sorte que les émotions des personnages se lisent littéralement sur leur visage. Du coup les sentiments rejaillissent immanquablement sur le joueur, là, tout émoustillé derrière sa manette. Le studio canadien est indubitablement passé maître dans l’art de la dramaturgie, ce qu’il nous rappelle violemment dès l’introduction. Horreur, voilà le Normandy sous le feu nourri de croiseurs ennemis, au point de menacer de se disloquer (mention spéciale aux effets pyrotechniques). Naturellement c’est la panique à bord, sans que cela n’empêche le Commandant Shepard d’aider les retardataires à évacuer ! Le fier navire spatial ne tarde en effet pas à exploser, envoyant notre héros agoniser dans les limbes de la galaxie. Abattement, consternation, à peine quelques minutes de jeu et l’on perd déjà le principal protagoniste de Mass Effect… à moins qu’il ne soit pas réellement mort ? Ne rêvez pas, notre commandant est aussi raide qu’un brochet congelé sur la banquise. Fort heureusement, après deux ans « d’inexistence », des scientifiques parviennent à ranimer Shepard, dans le cadre d’une mystérieuse expérience baptisée Lazarus…
Quand le RPG devient cinématique
C’est à ce moment précis que l’on nous propose de personnaliser notre avatar. L’éventail des possibilités pour modeler son faciès s’avère toujours aussi large, sachant que ceux qui auront conservé précieusement la sauvegarde de Mass Effect récupèreront leur propre héros. Hormis le choix du sexe, réservé aux nouveaux venus, tout peut encore être modifié selon ses aspirations, qu’il s’agisse de la classe, du caractère ou du passé du personnage. Mieux vaut bien peser les particularités de chacune des classes, explicitement décrites, car dès que l’on a validé, plus aucun retour en arrière n’est possible. Pour peu que l’on s’y atèle sérieusement, c’est donc un Shepard taillé sur mesures qui s’éveille alors, dans un lieu inconnu… Juste le temps de reprendre ses esprits, que la base se trouve être à son tour la cible d’une offensive d’envergure. Une fois le premier flingue ramassé, on retrouve immédiatement ses marques, les combats de Mass Effect 2 reprenant la présentation à la troisième personne du précédent épisode, du moins dans les grandes lignes. Se mettre à couvert constitue toujours une question sine qua non de survie, mais on dispose désormais d’une barre de santé régénérative. En outre le principe de surchauffe des armes a été remplacé par des munitions limitées. Enfin l’utilisation des aptitudes ne nécessite plus de passer par le menu circulaire, celle-ci pouvant être allouées aux boutons de façade afin de les activer directement. Libre à ceux qui le souhaitent de continuer à les sélectionner via le HUD, même si l’action se révèle dans ce cas fatalement moins rythmée. Et ce serait dommage, tant l’équipe de Bioware s’est évertuée à huiler considérablement les rouages du Gameplay. Une orientation résolument énergique qui se traduit par des pouvoirs biotiques et des tirs plus percutants, l’arsenal comprenant à présent de sacrées pétoires !
Dans le feu de l’action…
Rassurez-vous, Mass Effect 2 garde toute sa finesse, d’autant que le nombre souvent réduit d’ogives de gros calibre incite à la parcimonie. Il ne faudrait pas l’oublier, cette œuvre reste un RPG dans l’âme, une nature qui s’exprime particulièrement à travers la substantielle somme d’informations sur le background distillées au sein de l’environnement. De quoi faire le bonheur des fouineurs et autres hackers en tous genres, les séquences de piratage donnant cette fois lieu à un mini jeu façon Memory. Revenons cependant aux combats, dont l’explosivité n’interdit pas non plus l’élaboration de tactiques. En témoigne le premier Boss et ses sulfateuses, face auquel le travail d’équipe se montre franchement payant. L’objectif se résume toujours à diriger ses troupes par le biais d’ordres, de manière à les positionner sur les points névralgiques de l’aire de jeu. Fort heureusement, nos chers collègues font preuve d’un net surcroît de docilité en comparaison du premier volet, si bien qu’une stratégie coordonnée permet de se débarrasser prestement de cette boîte de conserve. A l’issue de la confrontation, on retrouve une vieille connaissance, qui laisse entendre à Shepard que bien des choses sont arrivées pendant son « absence », et pas seulement d’heureux évènements hélas. Ainsi une autre menace plane sur l’univers, si effroyable que les Geths passeraient presque pour du menu fretin à côté. On les appelle « Récolteurs », ces ignobles créatures semant la terreur en lançant leurs nuées dévastatrices sur leurs proies… Nous n’en dirons pas plus pour l’instant, surtout qu’à la lecture de ces lignes, on doute qu’il faille insister sur l’impatience débordante que suscite Mass Effet 2 auprès de votre serviteur, le titre devant paraître le 28 janvier prochain sur Xbox 360 et PC.
